Le 03 Avril dernier s’est tenu à l’école de commerce de Bourg-en-Bresse, en partenariat avec le Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprise (CJD) de l’Ain, une simulation de gestion de crise pour une soixantaine d’étudiants.

Au programme, la gestion d’un défaut de fabrication sur des couches culottes pour Bébé de l’entreprise B-Confort, marque fictive créée pour les besoins du scénario, qui entraîne l’apparition de tâches vertes suspectes sur les fesses des chérubins. Très rapidement, une série de complications (appelées « injects ») doit être gérée dans les plus brefs délais : bruit médiatique, mécontentement des clients sur Facebook & Twitter, chute des ventes, apparition d’autres fragilités de l’entreprise en matière de management et de politique qualité…

En 4h, les étudiants redécouvrent le management. Travailler dans l’urgence n’est pas dans leurs habitudes. Les meilleurs groupes sont ceux qui prennent du recul sur la situation en analysant avec finesse l’ensemble des acteurs internes ou externes potentiellement impactés par la crise : fournisseurs, distributeurs, clients, actionnaires, salariés, prestataires, etc.. La liste n’en finit plus et les stratégies de communication sont toutes différentes en fonction des différents interlocuteurs : c’est la communication de crise. 

Le point d’orgue de l’événement fût la révélation surprise faite aux groupes à mi parcours : dans 15 minutes, le représentant des actionnaires de B-Confort, basé sur Paris, souhaite réaliser une visio-conférence de 5 minutes maximum afin de connaître la situation locale et de rassurer les autres actionnaires.

Des points de situations sont demandés aux différentes cellules de crise afin d’animer l’après-midi tout en précisant leurs plans d’actions pour faire face à la crise.


L’exercice fut pour les étudiants une grande découverte. Habitués des business game centrés sur le développement des entreprises, pour la première fois, ils ont pu jouer non pas le rôle de responsable RH ou directeur commercial dans un environnement de développement, mais des rôles de chef de crise et chef de communication dans un contexte inconnu, stressant. Les décisions et actions amenaient deux possibilités : sauver l’entreprise de la crise et de la faillite, ou s’enfoncer dans la crise et ne jamais s’en relever. La communication n’étant pas le seul élément décisif, il a fallu réagir, être pro-actif et amener des solutions concrètes de sortie de crise (recherche des causes, remplacement du fournisseur, retrait des produits dans les magasins, etc…).

Comme toute situation réelle de crise, un retour d’expérience (RETEX) termina ce séminaire permettant aux étudiants de retenir quelques points clés dans un seul objectif : anticiper pour ne pas subir. 

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